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Les PME sont plus imposées que les entreprises du CAC 40

Écrit par – 6 juillet 2011

Les grandes entreprises sont moins imposées que les PME, selon un rapport parlementaire publié ce jour,et  qui souligne qu’il est « urgent de travailler » sur l’exonération de certaines charges dont bénéficient les sociétés du CAC 40.

« Toutes les analyses convergent pour constater que le niveau de l’imposition des plus grandes entreprises est significativement plus faible que celui des PME », peut-on lire dans la synthèse du document de Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale.

La différence de pression fiscale peut être de l’ordre de près de 21 points entre les grandes entreprises et les PME, précise le rapporteur.

« Le niveau d’imposition de beaucoup des entreprises du CAC 40 apparaît donc anormalement faible », ajoute-t-il.

Fort de ce constat, le rapporteur ne veut pas remettre en cause des dispositifs qu’ils jugent « absolument nécessaires » comme l’intégration fiscale (qui permet d’imposer le groupe, et non chaque filiale…), ou d’autres techniques de défiscalisation (le règime mère-fille, le régime des plus-values sur titres de participation…).

M. Carrez observe qu’en revanche « il n’est pas exclu que certaines entreprises, notamment grâce à une organisation filialisée et internationale, puissent optimiser leur impôt en renonçant à percevoir des produits ou en majorant des charges déduites ».

« Il est urgent de travailler sur la question » de l’exonération de certaines charges, affirme le rapporteur, qui suggère par exemple de s’interroger « sur les régimes à taux réduit en matière de brevet dont le coût élevé (800 millions d’euros) s’ajoute à celui du crédit d’impôt recherche et ouvrent des possibilités d’optimisation ».

« Le sujet est complexe, mais il faut agir », déclare aux Echos M. Carrez (UMP). Il suggère notamment de plafonner les charges déductibles, pour créer « une sorte d’impôt sur les sociétés minimum ».

Selon le quotidien économique, l’Elysée s’interroge sur l’opportunité de maintenir le régime de bénéfice mondial consolidé (BMC), tout en mettant en garde contre l’interprétation de ces données.

Sur agrément du ministère, le BMC permet à quelques sociétés du CAC40, dont Total, de ne payer aucun IS en France, en prenant en compte les impôts déjà acquittés par ses filiales à l’étranger.

Rachat de crédits

Écrit par – 30 juin 2011

Une opération de rachat de crédits consiste à regrouper plusieurs crédits existants en un seul et unique crédit pour réduire le montant des  mensualités et le taux d’endettement.Mais attention à bien calculer le coût des intérêts d’emprunt et des frais de dossier.

L’ organisme financier qui va racheter vos crédits va , à priori, allonger la durée de remboursement de manière à faire baisser le montant de vos  échéances mensuelles. Il n’y a pas trente six solutions… Et très concrètement le courtier ou l’organisme va emprunter sur les marchés financiers à un certain taux, il va intégrer la part de risque que vous représenter et va ensuite vous prêter en appliquant une marge (c’est logique) qui tiendra compte du risque moral de défaut de votre part.

Le problème avec le rachat de crédit, c’est qu’il s’agit souvent des mêmes banques (ou des filiales pour que cela soit moins évident à comprendre pour le consommateur) qui n’ont pas d’autre but que de gagner de l’argent, vous sortir des ennuis n’est en réalité qu’un dommage collatéral.

Un organisme tiers va donc vous faire croire qu’en étalant vos dettes vous allez gagner en pouvoir d’achat, ce qui d’un point de vue simpliste est tout à fait vrai puisque vous paierez un peu moins chaque mois, mais au final l’allongement de la durée de remboursement va vous coûter beaucoup plus cher. C’est ce que l’on appelle le business de la dette. C’est d’ailleurs un peu comme cela que les marchés financiers gagne de l’argent avec les états. Le problème n’est pas réglé mais simplement déplacé, et le risque est finalement dilué sur le nombre de dossier.

Ainsi ne vous y tromper pas, le rachat de crédit n’est certainement pas un cadeau que vous fait votre banque ou votre courtier (ce ne sont pas des organismes sociaux). Il s’agit bel et bien d’une relation commerciale et vous êtes le client. Alors même si ces messieurs savent très bien vous prendre de haut, dites vous bien qu’il y a beaucoup d’intervenant sur ce créneau et surtout n’hésitez pas à négocier les frais de dossier et les intérêts.

Les frais bancaire: Une arnaque méconnue du public

Écrit par – 29 juin 2011

Selon un rapport de UFC Que-Choisir,  les frais bancaires prélevés sur le compte des usagers constituaient en 2009 près de 40% du profit des établissements financiers de banque de détails.

Il ne s’agit pas ici de sombrer dans un manichéisme simpliste qui opposerait systématiquement les petits usagers que nous sommes aux géants de la finance qui ont failli mettre à terre l’économie mondiale en novembre 2008,   mais tout de même, que s’est il passé en ce début de millénaire pour que de tel exactions puissent encore passer inaperçues ?

Il nous semble opportun de rappeler que les établissements bancaires,sont  supposés veiller à notre argent et  injecter par le biais du crédit du carburant dans l’économie locale et ainsi générer de la richesse, mais la réalité est devenu toute autre. En effet au nom d’un profit plus important et surtout plus rapide, ces « garants de nos ressources » s’amusent sur les marchés financiers, réalisant parfois de substantiels profits qui servent à rémunérer des « golden boys » totalement déconnecté des préoccupations de la plupart de leurs clients.

Précisions ici que nous ne sommes pas des opposants farouches de la libre entreprise, et nous souhaitons anticiper par la même l’argument de nos adversaires qui affirmeront sans aucun doute que cet article aura été rédigé des communistes révolutionaires ou des altermondialistes aigris, mais force est de constater qu’une fois encore, la libéralisation et la concentration des banques n’aura eu aucun intérêt pour le consomateur, bien au contraire.

L’accès au crédit est devenu extrémement difficle pour de nombreuses entreprises, contrairement aux engagements qui avaient été pris par les banques Françaises lors du sauvetage mis en place par l’état, avec l’argent du contribuable en 2008.

Concrétement, lorsque les banques font du profit, ce dont on pourrait se réjouir éventuellement si cela profitait à tous les clients, et bien ce sont les actionnaires et les dirigeants aui en profitent. En revanche, lorsque ces établissements commetent l’irréparable en investissant l’argent de leurs clients dans des actifs « pourris » et subissent des pertes colossales, et bien l’état se porte garant pour les renflouer.

N’y a t’il pas comme un malaise ?
Combien d’entrepreneurs, combien de commerçants, combien de personnes sont trouvés asphyxié par les frais bancaires au moindre soucis de trésorerie alors même que ces « banksters » osent prétendre maintenant que l’état ne leur a pas fait de cadeau puisqu’il y on du rembourser l’argent avec intérêt…autour de 5% selon les déclarations de Christine Lagarde.

On reste somme toute encore très loin des 19% d’aggios appliqué au moindre petit découvert, au frais de loi murcef (autour de 20 pour un courrier type), au frais de forçage (illégal d’ailleurs selon la cours de cassation en vertu des art 1134 et 1907 du code civil)…

La crise financière grecque

Écrit par – 25 juin 2011

Depuis  plusieurs mois, les marchés  s’inquiètent de la situation  des finances publiques en Grèce qui traverse la pire crise budgétaire de son histoire,et qui pourrait contaminer l’ensemble de la zone Euro.

Les marchés avaient déjà été paniqués par la cessation de paiement de Dubai qui, très affecté par la crise, avait tout bonnement annoncé ne pas pouvoir régler ses créanciers avant plusieurs mois. L’émirat avait alors été sauvé in extrémis par son voisin Abou Dhabi qui avait injecté 10 milliards de Dollars.

Dès l’annonce par les dirigeants Grecs du risque de cessation de paiement, les pays membres de la Zone Euro ont rapidement effectué une déclaration selon laquelle ils s’engagent à apporter leur soutien à la Grèce et un fond de soutien de 750 milliards d’euros fut décidé afin de « calmer » les marchés financiers.

Chronologie synthétique:

22 octobre 2009 : L’agence de notation Fitch Ratings dégrade de « A » à « A- », avec perspective négative, la note financière de la dette de la Grèce.

08 décembre : Fitch passe de A- à BBB+

16 décembre 2009 : L’agence Standard & Poor’s a abaisse la note de la Grèce

09 décembre 2009 : L’impasse financière « menace la souveraineté nationale de la Grèce », pour la première fois depuis le retour de la démocratie en 1974, a affirmé le Premier ministre grec Georges Papandréou.

10 décembre 2009 : Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, appelle le gouvernement grec à prendre des mesures « courageuses » pour réduire son déficit budgétaire et sa dette.

14 décembre 2009 : Le Premier ministre Georges Papandréou annonce un programme de rigueur visant à rétablir les finances publiques grecques.

22 décembre 2009 : Après Fitch et Standard & Poor’s, l’agence de notation Moody’s a abaisse la note de la dette de l’Etat grec de A1 à A2 en raison de la dégradation de la situation financière du pays.

14 janvier 2010 : La Grèce présente les grandes lignes de son plan d’assainissement des finances publiques mais sans parvenir à convaincre les marchés de sa capacité à régler la crise de sa dette.

3 février 2010 : Le conseil des gouverneurs de la BCE « approuve » le plan d’assainissement des finances publiques présenté par Athènes, qui prévoit le retour du déficit public grec dans les limites du Pacte de stabilité européen en 2012.

11 février 2010 : L’UE annonce un plan d’aide à la Grèce, sans donner de détails satisfaisants.

Mai 2011: Les pays membres de l’union décident de la mise en place d’un fond de soutien de 750 milliards d’euros afin d’envoyer un signal fort au marché financier, et pour stabiliser l’union monétaire Européenne.

Quelle est la situation des finances grecques ?

Déficit public prévu à 12,7 % du PIB pour 2009 et 9,4 % du PIB en 2010. Une dette publique de 300 milliards d’euros fin 2009 (113 % du PIB) et attendue à 120 % du PIB en 2010, alors que la limite imposée par l’UE est de 3% du PIB

Pourquoi cette soudaine inquiétude des marchés ?

Il semblerait que l’ancien gouvernement de la Grèce ait falsifié les chiffres… Le gouvernement précédent annonçait un déficit public de 6 % du PIB en 2009. George Papandréou, arrivé à la tête du gouvernement le 4 octobre, dévoile la réalité des chiffres : un déficit de 12,7 % du PIB.

Pourquoi la Grèce et pas les autres pays européens ?

Parce que la Grèce était déjà en grande difficulté bien avant la crise, et avait d’ailleurs obtenu en 2001 son admission dans la Zone Euro en 2001 grâce à des comptes falsifiés. Par ailleurs, l’économie souterraine prend des proportions de véritable fléau en Grèce, et est estimée à environ 20% du PIB, réduisant ainsi considérablement les recettes fiscales. Enfin, c’est un pays qui exporte très peu, et qui affiche donc structurellement un déficit du commerce extérieur.

Quel est le pire des scénarios ?

Le pire des scénarios est évidemment la cessation de paiement, autrement dit la faillite. C’est ce qui s’est passé en Argentine en 2001, et le pays n’a toujours pas finit de remonter la pente… Mais toutes les voix sont unanimes et excluent cette possibilité : La Grèce fait en effet partie de la Zone Euro, et sa faillite entrainerait l’ensemble de l’union monétaire dans sa chute. C’est donc inenvisageable, ce qui veut plus ou moins dire qu’en dernier recours, les partenaires de la Grèce seront bien obligés de lui porter concrètement secours…

Que fait la Grèce pour remédier à cette situation ?

La Grèce a mis en place un plan d’austérité et de réduction drastique des dépenses publiques  : Réduction de 10% des dépenses de l’Etat, ainsi que des primes du secteur public et des dépenses de santé, recul de l’age des retraites, suppression des bonus dans le secteur bancaire public, arrêt des embauches dans le secteur public…etc

Que peut faire l’Union Européenne ?

A part rassurer les marchés en affirmant son soutien, l’UE ne peut malheureusement (en théorie) pas faire grand chose… Les traités européens excluent le sauvetage d’un pays membre de la Zone Euro, et la BCE ne peut pas accorder de prêts aux Etats mais les interdictions stipulées par les traités européens sont facilement contournables, et en dernier recours, l’UE sera donc obligée d’aider la Grèce.

Le FMI peut-il intervenir ?

En principe, le FMI pourrait apporter un soutien financier à la Grèce. Mais dans la pratique, le Fonds monétaire international se contentera de déléguer des experts auprès de la Commission Européenne et de la BCE. La raison de cette non implication est très simple : Si le FMI apportait une aide directe à la Grèce, cela enverrait un signal alarmant aux marchés, le FMI ayant plutôt l’habitude de venir au secours de pays du ’’tiers monde’’. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle plusieurs officiels européens multiplient les déclarations excluant catégoriquement toute intervention du FMI.

Comment la situation en Grèce peut faire chuter l’Euro face au dollar?

Parce que les opérateurs craignent que les difficultés de la Grèce se propagent au sein de la Zone Euro. Plusieurs autres pays membres se débattent eux aussi avec des déficits budgétaires énormes, et les investisseurs estiment qu’il y a un risque de défaillance de la Zone Euro dans son ensemble. Personne ne veut donc acheter d’Euros, et les investisseurs se reportent volontiers sur le Dollar, particulièrement plébiscité en cette période d’incertitude sur la reprise mondiale, en raison de son statut de valeur refuge.

Quel Impact sur la population Grecque ?

Les réductions de dépenses inéluctables décidés par Papandréou, ont un impact social extrêmement problématique sur la population qui ne comprend pas pourquoi elle doit faire les frais d’une mauvaise gestion des précédents dirigeants. LA cure d’austérité imposée provoque de violentes tensions sociales qui risquent de se traduire politiquement par la montée des extrêmes populistes. L’ironie de la situation, c’est que les anciens dirigeants Grecs avaient falsifié les déficits pour pouvoir entrer dans l’Europe, en pensant probablement que cela améliorerait la situation économique de leur pays, mais dans les faits les disparités économiques  trop importante qui existe entre la Grèce et les autres pays industrialisé en Europe, sont très difficiles à surmonter, et il est très complexe d’envisager une unité monétaire stable.

Scandale Glencore

Écrit par – 13 juin 2011

Comment une multinationale pille l’Afrique avec la complicité de l’Europe

Par Agnès Rousseaux in Basta -

Mise en danger de la population, dégradation de l’environnement, pillage des ressources minières, évasion fiscale et transferts douteux via des paradis fiscaux… tel est le bilan en Zambie de la multinationale suisse Glencore. Avec la bénédiction de la Banque européenne d’investissement, qui finance ses activités. Comment l’Europe et la France sponsorisent la guerre économique et la destruction d’un territoire d’Afrique ? Enquête sur un scandale financé sur des fonds publics.

<<C’est Bagdad… c’est comme s’il y avait eu une guerre, mais il n’y a pas eu de guerre », décrit un habitant de la ville de Kankoyo, en Zambie. La région de la Copperbelt (Ceinture de cuivre) est rongée par les pluies acides et les pollutions industrielles, les habitants ne mangent pas à leur faim. La guerre ? C’est le pillage organisé par des entreprises minières, notamment européennes, dans le plus grand mépris des populations et de l’environnement. Avec la bénédiction de l’Europe, qui sponsorise via la Banque européenne d’Investissement (BEI) le développement de ces compagnies d’extraction. Depuis 10 ans, la BEI, plus grande institution financière publique mondiale, a accordé 650 millions d’euros de prêt à des mines de la Copperbelt. L’État français apporte 37 milliards d’euros au capital de la BEI. Christine Lagarde, ministre des Finances, fait partie du Conseil des gouverneurs de la banque.

La BEI affirme qu’elle aide au développement durable de la région. Et ferme les yeux devant les très importants abus sociaux et environnementaux. Évaluer l’impact des mines ? Les entreprises font leur propre évaluation, ce qui semble suffire à la BEI. Pollution et exploitation ? Nulle part. Les entreprises ne payent pas d’impôt ? Elles affirment ne pas faire de bénéfices… Et le gouvernement zambien n’insiste pas pour augmenter la fiscalité. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), plus de 50% des exportations de cuivre de Zambie sont à destination de la Suisse [1]. Sans doute pour les gra

Une destruction de l’environnement financée par l’Europe

En 2005, la BEI accorde un prêt de 48 millions d’euros au consortium Mopani Copper Mine (MCM), plus importante compagnie minière de Zambie, dont l’actionnaire majoritaire est la très controversée entreprise suisse Glencore. Objectif de ce prêt ? Créer une nouvelle fonderie sur le site de Mufulira, et diminuer la pollution de la zone, notamment les émissions de soufre, maintenir l’emploi et réduire la pauvreté. Une étude menée par l’ONG Les Amis de la Terre sur la mine de cuivre de Mopani montre que les effets sont à l’opposé des objectifs affichés par la BEI et MCM.

À proximité du site de Mufulira, l’air est lourd et métallique. Les émissions de soufre dépassent jusqu’à 72 fois les limites légales, celles de plomb atteignent 90 fois la norme. Les mesures effectuées révèlent aussi un taux d’arsenic jusqu’à 16 fois supérieur aux limites. Les émissions de soufre provoquent des pluies acides, qui détériorent les sols : « À Kankoyo, il ne pousse que des cactus et des avocatiers. Impossible pour les autres semences de survivre », témoigne Anne-Sophie Simpere, qui a réalisé une mission d’étude pour les Amis de le Terre. Les toits en tôle des maisons sont rongés par l’acide. « Du fait de l’acidité de l’air, la peinture ne tient pas trois mois. »

Des centaines de personnes intoxiquées à l’acide sulfurique

L’extraction produit d’énormes quantités de déchets : 110 tonnes de déchets sont extraits et 200 tonnes de matériaux déplacés, pour une tonne de cuivre produite. Les bassins de décantation où sont versés les résidus toxiques sont laissés à ciel ouvert, au mépris de toute sécurité. Et les canalisations qui évacuent ces résidus toxiques à travers les villes et les campagnes ne sont pas suffisamment protégées. Les habitants évoquent les fuites régulières ou explosions. Ce sont eux qui sont obligés de nettoyer les résidus toxiques, car le groupe Mopani se limite à réparer les tuyaux défectueux. En 2007, un rapport de l’ONG Citizens for a better environment a accusé Mopani de déverser des boues dans la rivière voisine. Tout signe de vie aquatique a disparu.

Depuis 2003, Mopani utilise une méthode d’extraction – la lixiviation – moins chère mais plus polluante, dont le principe est d’injecter de l’acide sulfurique dans les sols pour désintégrer le cuivre des gisements, avant de le pomper. Problème : la solution d’acide sous pression dans les gisements peut migrer. Et les gisements sont à proximité des nappes d’eaux souterraines. Malgré de nombreux accidents, qui entraînent des coupures d’eau pendant parfois plusieurs semaines, l’entreprise n’est pas inquiétée. En 2008, 800 personnes se rendent à l’hôpital après avoir bu de l’eau contaminée par l’acide sulfurique. Conséquence pour l’entreprise MCM ? Quelques centaines de dollars d’amende. Plus inquiétant : c’est MCM elle-même qui fournit les évaluations de la contamination de l’eau, car le Conseil environnemental de Zambie n’a pas les équipements nécessaires.

Exploitation salariale et aveuglement meurtrier

Pour la BEI, Mopani est un projet qui préserve l’environnement. Le prêt accordé doit permettre de réduire les émissions de soufre, qui « seront conformes à la réglementation zambienne » en… 2015. Un engagement à se mettre aux normes neuf ans après l’octroi du prêt de la BEI, pendant que les populations sont empoisonnées… un tel laxisme de la part de la banque européenne laisse songeur. « Comme le projet est réalisé dans une zone industrielle existante, la question du préjudice éventuel pour la préservation de la nature et la biodiversité ne se pose pas (…) L’impact environnemental est largement positif », détaille le rapport de la BEI en 2004. « Aujourd’hui la BEI est sur la défensive, explique Anne-Sophie Simpere. Les représentants de la BEI continuent à affirmer qu’il n’y a pas de pollution. En allant sur place, on ne peut pas se raconter d’histoires. Mais ils ne voient que ce qu’ils veulent voir. »

Un argument de la BEI ? Le projet doit permettre de « sauvegarder directement au minimum quelque 1.210 emplois et d’en stabiliser 4.800 autres chez MCM ». Mais en 2008-2009, l’entreprise licencie 1.000 personnes, sans préavis. En 2006, plus de la moitié des salariés sont sous-traitants, pouvant être payés jusqu’à deux fois moins que les salariés. Le nombre d’accidents du travail est d’ailleurs jugéalarmant : plus de 20 salariés de Mopani sont morts en 2005, année de l’octroi du prêt de la BEI.

Des entreprises qui soi-disant ne réalisent aucun bénéfice

Depuis l’effondrement du prix du cuivre dans les années 1970, la Zambie a subi une politique d’ajustements structurels dans les années 1990 pour apurer sa dette. Résultat ? À la fin de la décennie, les compagnies nationales de cuivre sont démantelées et les mines privatisées, sous l’influence de la Banque mondiale. Dans un contexte de corruption gouvernementale, les mines sont bradées : vendues à 627 millions de dollars, alors que les experts estimaient leur valeur minimale à 3 milliards de dollars [2]. En 2004, le cours du cuivre atteint des niveaux record : le prix est 350% celui des années 1990. Pour le plus grand bénéfice des sociétés européennes installées sur place.

Le prix du cuivre ne bénéficie en rien à la Zambie. « En 2007, les revenus miniers contribuaient approximativement à 0,2% du PIB en Zambie : c’est de l’ordre de l’erreur statistique », souligne en 2009, M. Kapil Kapoor, représentant de la Banque mondiale pour la Zambie. Le gouvernement zambien a accordé de nombreuses exemptions fiscales, une taxe sur les sociétés de 25% au lieu de 35%, et un taux de royalties dérisoire de 0,6% (passé à 3% en 2008). En comparaison, les royalties des industries d’extraction du cuivre au Chili devraient bientôt se situer entre 5 et 14%. Des « accords de développement » prévoient aussi des « périodes de stabilité » pour les entreprises minières en Zambie, les protégeant de toute nouvelle législation qui pourrait être adoptée, pour une durée allant jusqu’à 20 ans.

La Zambie se fait escroquer la moitié de son PIB

Selon la Zambia Revenue Authority, autorité chargée de la collecte des impôts, depuis 2000 Mopani ne paye pas d’impôts sur les bénéfices. L’entreprise affirme ne pas faire de profits… mais refuse de donner accès à ses comptes. La ZRA invoque une « obligation de confidentialité » pour ne pas dévoiler le montant versé par le consortium à l’Etat zambien. Selon la ZRA, seule une compagnie minière sur 12 paye l’impôt sur les bénéfices, alors que l’activité minière représente 60% des exportations en valeur de la Zambie.

En 2008, à la douane zambienne, 50% des exportations de cuivre étaient supposées partir en Suisse. Mais les données suisses indiquent que la plupart du cuivre n’arrive jamais dans le pays… Et le cuivre (ré)exporté par la Suisse est vendu beaucoup plus cher que celui exporté par la Zambie. Évaporation de matières premières, bénéfices réalisés lors de transferts douteux par le paradis fiscal suisse… Heureusement, la BEI soutient l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives ! Selon l’ONG Christian Aid [3], si la Zambie recevait pour son cuivre le montant des prix à l’exportation de la Suisse, elle aurait en 2008 ajouté 11 milliards de dollars supplémentaires à son PIB, actuellement de 14 milliards…

Le lourd passif de Glencore, spécialiste de l’« optimisation fiscale »

Au vu de la situation en Zambie, les graves dérives de ce projet minier étaient prévisibles, souligne le rapport des Amis de la Terre. Comment la BEI peut-elle cautionner ce type de projet ? « Nous ne participerons à aucune pratique criminelle, frauduleuse ou de corruption », affirme sur son site l’entreprise Glencore, propriétaire de la mine MCM. « Nous offrons des emplois et de nombreux autres avantages, ce qui contribue directement et indirectement à la prospérité et au développement de nos pays d’accueil en général et dans les communautés locales en particulier. »

Voilà qui a dû rassurer la BEI… Et faire oublier le lourd passif du groupe Glencore,accusé de « complicité » et de « pillage systématique », pour avoir racheté puis liquidé la société française Metaleurop. Glencore avait transféré ses titres de Metaleurop dans une société offshore, Glencore Finance Bermuda. En Colombie, la multinationale, propriétaire de mines de charbon, est accusée d’être responsable de violations des droits de l’Homme. Avec l’aide de l’armée, elle aurait rasé des villages entiers et exproprié des habitants. En Zambie, elle est aussi soupçonnée de corruption sur le commerce de cobalt. L’entreprise est également citée pour avoir versé des commissions occultes à Saddam Hussein. Un vrai modèle de responsabilité sociale et environnementale…

Quand nos impôts financent des pratiques criminelles

Glencore, qui emploie 50.000 personnes à travers le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 106 milliards de dollars en 2009. Elle possède 66 milliards de dollars d’actifs [4]. Soit 5 fois plus que le PIB de la Zambie. Fondée en 1974 par Marc Rich, sulfureux homme d’affaires condamné par la justice américaine pour fraude fiscale et contournement de l’embargo d’Iran, l’entreprise est installée à Zoug, l’endroit le plus fiscalement favorable de Suisse. Elle s’est vue décerner en 2008 lePublic Eye award de la pire entreprise de l’année. En quoi une telle entreprise mérite-t-elle de recevoir des fonds publics pour le développement ? Une aide de la BEI permet d’attirer des bailleurs de fonds, en jouant un rôle de catalyseur. Visiblement, Glencore n’a absolument pas besoin d’un tel soutien pour faire des affaires… L’entreprise, leader des traders de matières premières, prévoit de lever 10 milliards d’euros pour son entrée en bourse en 2011.

Le BEI finance beaucoup d’autres projets de ce type. Entre 2000 et 2007, 80% des financements de la BEI en Zambie sont allée au secteur minier. Évaluations et analyses indépendantes sont absentes. « Du moment que la BEI se fait rembourser, elle se fout du reste, s’emporte Savior Mwambwa, directeur de l’ONG zambienne CTPD. Cette industrie provoque des effets en chaîne sur d’autres secteurs, sur les écoles, les hôpitaux. Depuis la privatisation, tout le monde est conscient que ce n’est pas un problème local. Nous ne nous battons pas seulement contre le projet de Mopani, même s’il nous semble emblématique de ces dérives. »

La BEI, « banque de l’Union européenne », est spécialiste du financement du réchauffement climatique, des décisions opaques, des « prêts pourris » à l’Afrique. Avec un capital de 232 milliards d’euros, et près de 80 milliards de financements accordés par an, elle pourrait être un levier pour une transition vers un autre modèle de développement. Ses dirigeants, ministres des Finances des pays européens, préfèrent visiblement investir dans la destruction de territoires, l’exploitation de populations, et la promotion d’échanges commerciaux injustes. « La pauvreté induite par ces industries minières est celle d’un pays en guerre, constate Savior Mwambwa. Nous voulons nous battre contre ces compagnies, comme si nous étions en guerre ». Ce qui suppose aussi de combattre la politique de la BEI, bras armé de la guerre libérale, financée sur fonds publics.

Agnès Rousseaux

Photos : Anne-Sophie Simpere, Les Amis de la terre

[1] Chiffre de 2008. Source : OMC, Trade policy review – Zambia, juin 2009. La Zambie produit 570.000 tonnes de cuivre chaque année (chiffre de 2008)

[2] Source : Rapport des Amis de la terre

[3] Rapport de Christian Aid, Blowing the Whistle : Time’s Up for Financial Secrecy, mai 2010, p.23

[4] Et en 2007, ses profits étaient de 6 milliards de dollars. Source

Rapport des Amis de la Terre, Counter Balance et CTPD : « Projet Mopani (Zambie) : l’Europe au cœur d’un scandale minier »

Les financements de la BEI dans le secteur minier : résumés de projets par la BEI (2008)

Rapport de New Counter Balance (en anglais) sur les pratiques de la BEI en Afrique : « Hit And Run Development – Some things the EIB would rather you didn’t know about its lending practices in Africa, and some things that can no longer be covered up »

Rapport du FMI (2008), Country Report No. 08/30, Zambia – Statistical Appendix, Appendix III, pp. 41-44, January (en anglais)

Rapport de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), « Trade Policy Review : Zambia. Diversification of the economy and structural reforms essential for continuing stability and growth », Juillet 2009 (en anglais)

 

L’affaire DSK: l’hypocrisie générale

Écrit par – 5 juin 2011

L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn provoque des réactions surprenantes dans l’opinion publique.

le 14 mai 2011, suite aux accusations d’agression sexuelle sur une jeune employée de l’Hôtel SOFITEL de New-York, le Directeur du FMI est arrêté . Quelques heures plus tard, les Français découvrent les images de Dominique Strauss-Kahn, menotté comme un délinquant ordinaire…

L’exception culturelle Française…

Durant les premières heures, et sous couvert de la présomption innocence, la classe politique se dit choquée de voir un homme politique Français traité de la sorte, les amis de DSK prennent sa défense et ne peuvent croire un seul instant en sa culpabilité, ses adversaires politiques appellent à la prudence et à la mesure, et 57% de l’opinion publique croit en  un complot visant à discréditer le candidat à la présidentielle de 2012.

L’émotion suscitée par cette affaire, et les soutiens très (trop) nombreux de tous ceux qui se sont dit « choqué »  par « cette humiliation publique infligée à une élite de la nation« , n’ont pas été compris outre atlantique, et les médias américains ne se privent pas pour critiquer  les Français qui prétendent avoir fait la révolution de 1789 mais qui ne supportent pas de voir leurs dirigeants traitées comme n’importe qui. L’affaire Clinton-Lewinsky, Polanski et la guerre d’Irak l’avait déjà montré : quel que soit le motif, politique, culturel ou diplomatique, à la moindre crise le fossé qui nous sépare des USA, en matière de valeurs réapparaît, et les clichés vont bon train des deux côtés de l’atlantique.

Et si c’était vrai…

Les médias ont déjà commencé leur mea culpa et on entend ci et là  que « tout le monde savait »,« les hommes de pouvoir sont souvent des séducteurs », « il y a trop de collusions entre médias et politique »…etc
A dire vrai, il n’y a plus  guère que quelques naïfs en France qui pensaient encore que les élites de notre pays devaient obéir aux mêmes règles que le commun des mortels.

Cette affaire est absolument symptomatique du déphasage intolérable entre les différentes classes de la société, et plutôt que de sombrer dans un communautarisme stupide opposant les hommes aux femmes, comme on peut déjà l’entendre de la part de quelques féministes aux dents longues, nous ferions mieux de mener une réflexion sur ces individus à qui nous confions le soin de nous représenter…

Biographie

Dominique Strauss-Kahn (« DSK »)  est un économiste et homme politique français, né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine. Il est Professeur d’économie à l’Université de Paris-X-Nanterre, puis député socialiste à partir de 1986, il préside la commission des finances de l’Assemblée nationale de 1988 à 1991. Dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy, il est ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur. Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après des non-lieux. Candidat à la primaire pour la présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal. Le 1er novembre 2007, il prend les fonctions de directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

Le syndrôme du larbin

Écrit par – 5 juin 2011

Quand  l’art de se soumettre volontairement aux classes dirigeantes…

Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.

Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts…
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature « littéraire » d’un larbin digne de ce nom :

- Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.

- Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17…

- Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?

- La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?

- Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !

- Ma patronne paye trop de charges !

- Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.

Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

(Source Magazine Marianne)

Banque Dieppe: de l’incompétence des banques de détails…

Écrit par – 27 mai 2011

Dans un contexte économique mondiale toujours plus complexe, qui nécessite des connaissances en géo-politiques et en économie, peut on encore faire confiance aux responsables d’agence des banques de détail ? L’exemple concret et inquiétant d’une banque à Dieppe (76)

Nous évoquions déjà sur ce blog, il y a quelques mois le manque de discernement de cette  responsable d’agence bancaire à Dieppe qui s’appuyant sur  25 années d’expérience professionnelle tenait un discours totalement surréaliste à un chef d’entreprise venu la  solliciter pour un prêt trésorerie.

L’entrepreneur qui avait enregistré les affirmation délirantes de la banquière, avait souhaité rapporter les faits dans nos pages, mais  la menace d’une poursuite judiciaire, avait mis un terme à ces révélations croustillantes…

En effet, nous découvrons une chef d’agence particulièrement condescendante, qui ne connaît  ni les activités, ni les résultats, ni les actifs détenus par son client alors même que c’est son établissement qui les a financé. Très rapidement elle affirme de façon péremptoire:

 » Ma hiérarchie m’a demandé de faire du ménage dans les comptes,  Plus de ligne de crédit aux PME en difficulté,  Votre société n’est pas rentable,  arrêtez tout, il n’y a pas assez de fonds propres…etc… »

Avec quelques questions de fonds le client entrepreneur comprend que cette responsable d’agence  n’a aucune compétence comptable et encore moins économique, et se demande même à un moment si la banquière ne s’est pas trompé de dossier, mais la discussion se termine finalement comme une sentence: La dirigeante qui ne veut pas perdre la face devant son équipe déclare:

« De toute façon, comme la confiance ne semble plus réciproque, je vous informe que votre compte professionnel sera clôturé dans deux mois à compter de ce jour, je ne peux pas travailler dans ces conditions… »

Nous apprendrons plus tard, qu’au bistrot d’en face, pendant les pauses café, certains collaborateurs de la banque en question se répandent ouvertement, en analyse financière de l’entreprise du client, allant jusqu’à pronostiquer une liquidation avant l’heure…..On croit rêver, des guichetiers qui se prennent pour des économistes !!!

Injustice face à l’impôt sur les sociétés

Écrit par – 7 avril 2011

Officiellement, le taux d’imposition des grosses sociétés en France est de 33%, contre 12,5% en Irlande, mais de nombreuses entreprises échappent au moins partiellement à cet impôt grâce à des niches fiscales.

Selon un récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, les grandes entreprises du CAC 40, officiellement assujetties à ce taux d’IS de 33%, ne seraient en fait taxées qu’à hauteur de 8% en moyenne, contre 22% pour les PME.  Le taux réel d’imposition sur les sociétés en France « est inférieur à celui de l’Irlande, à 8,2% », assure Lucinda Creighton, ministre irlandaise des Affaires européennes, dans cet entretien.

Une fois encore la France qui se permet de donner des leçons à ses voisins européens n’est même pas capable de faire respecter ses propres règles fiscales sur son territoire. Ce problème, certes difficile à appréhender, aggrave encore l’écart entre les grands groupes et les PME de notre pays, qui n’ont pas les moyens et les réseaux pour échapper à la fiscalité Française de plus en plus lourde.

Avec la crise des dettes souveraines, les états vont inéluctablement avoir  besoin de recettes fiscales pour financer leur fonctionnement, et il a fort à parier que ce sera encore les PME et les classes moyennes qui mettront la main au portefeuille.

Sans nouvelle d’Hekia France

Écrit par – 21 mars 2011

La demande de SAV tant attendue par Benedicte Ledain de la société Hekia France, a pourtant été transmise comme « exigée » par la société distributrice de Ballon thermodynamique, mais nous n’avons toujours aucune nouvelle…

Probablement que cette personne a d’autres choses plus urgente à gérer que les problèmes de ses clients qui sont sans eau chaude sanitaire depuis plusieurs mois à cause d’un matériel défectueux qu’elle a pourtant vendu… Probablement qu’il faut trouver des artifices marketing pour trouver des nouveaux pigeons qui achèteront au moins une fois un ballon Hekia.