Catégorie : ECONOMIE

Les arnaques immobilières entre particuliers

Écrit par – 11 septembre 2011

Les années 2000 ont vu fleurir de nombreux sites qui permettent aux consommateurs de vendre à peu près n’importe quoi sur le web, et bien entendu l’immobilier n’échappe pas à la règle.

Le processus visant à rendre accessible des techniques et des méthodes jusqu’alors réservées aux professionnels pourrait paraitre séduisant s’il ne s’accompagnait pas systématiquement  d’une dérive inflationniste. En effet, de manière assez troublante la profession d’agent immobilier a été fortement critiqué depuis les années 2000 alors même que les prix au mètre carré s’envolaient. Comme si la bonne conscience collective voulait trouver un alibi à la cupidité qui caractérise après tout la race humaine.

Avec une étonnante mauvaise fois, le Français moyen qui n’hésite pas, lui,  à tirer un profit personnel de la hausse des prix de l’immobilier s’en prend à la profession d’agent immobilier, et l’on entend de ci de là, que les agents immobiliers seraient responsable de la hausse, que c’est à cause d’eux si le marché spécule, qu’ils ont intérêt à ce que les prix flambent puisqu’ils sont payé au pourcentage….Raisonnement simpliste qui ne souffre pas l’analyse.

En effet, peut on raisonnablement supposer que ce sont les agents immobiliers qui contraignent leurs clients à vendre plus cher leurs biens, sachant qu’ils s’exposent à d’avantage de difficultés pour trouver un acheteur, qu’ils ont de plus un devoir de conseil qui les oblige à informer loyalement leurs clients acheteurs de la valeur réelle de marché du bien qu’il présente, et que par dessus tout il engage leur responsabilité juridique dans chacune des transactions, ce qui n’est bien évidemment pas le cas lors d’une transaction entre particuliers.

Aujourd’hui le constat est dramatique, la vulgarisation de la vente immobilière entre particuliers a conduit à une hausse des prix et à une sclérose du marché sans précédent, et cela malgré une pression acheteuse toujours aussi forte. De nombreux propriétaires qui ont eu la chance d’acheter il y a quelques années se trouvent toutes les excuses du monde pour justifier leur cupidité: « Il faut bien que je rachète quelque chose, comparé aux autres je suis moins cher, il faut que je récupère tous les frais annexes….etc ».  Sauf que les primo-accédants ne sont pas plus stupides que les vendeurs actuels et même si quelques affaires se traitent en dehors des prix du marché, au final c’est toujours la logique écono-mathématique qui l’emporte et les propriétaires trop gourmands risquent de le payer très cher dans quelques mois.

En conclusion, il ne faut pas céder aux sirènes du « do it youself » , cette manie typiquement latine qui consiste à tout faire soi même en pensant réaliser des économies, le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle. Combien d’exemples de chantiers de rénovation massacrés par des apprentis bricoleurs, d’accidents domestiques suite à une mauvaise utilisation du matériel, combien de procédures judiciaires interminables suite à un mauvais investissement qui auraient pu être éviter si les clients avaient pris la peine de consulter un professionnel.

Quoi qu’en pense l’opinion publique, l’immobilier est un marché complexe, qui réponds à des cycles économiques précis et qu’il convient d’appréhender avec une extrême prudence au risque d’un plongeon financier très grave….

Les PME sont plus imposées que les entreprises du CAC 40

Écrit par – 6 juillet 2011

Les grandes entreprises sont moins imposées que les PME, selon un rapport parlementaire publié ce jour,et  qui souligne qu’il est « urgent de travailler » sur l’exonération de certaines charges dont bénéficient les sociétés du CAC 40.

« Toutes les analyses convergent pour constater que le niveau de l’imposition des plus grandes entreprises est significativement plus faible que celui des PME », peut-on lire dans la synthèse du document de Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale.

La différence de pression fiscale peut être de l’ordre de près de 21 points entre les grandes entreprises et les PME, précise le rapporteur.

« Le niveau d’imposition de beaucoup des entreprises du CAC 40 apparaît donc anormalement faible », ajoute-t-il.

Fort de ce constat, le rapporteur ne veut pas remettre en cause des dispositifs qu’ils jugent « absolument nécessaires » comme l’intégration fiscale (qui permet d’imposer le groupe, et non chaque filiale…), ou d’autres techniques de défiscalisation (le règime mère-fille, le régime des plus-values sur titres de participation…).

M. Carrez observe qu’en revanche « il n’est pas exclu que certaines entreprises, notamment grâce à une organisation filialisée et internationale, puissent optimiser leur impôt en renonçant à percevoir des produits ou en majorant des charges déduites ».

« Il est urgent de travailler sur la question » de l’exonération de certaines charges, affirme le rapporteur, qui suggère par exemple de s’interroger « sur les régimes à taux réduit en matière de brevet dont le coût élevé (800 millions d’euros) s’ajoute à celui du crédit d’impôt recherche et ouvrent des possibilités d’optimisation ».

« Le sujet est complexe, mais il faut agir », déclare aux Echos M. Carrez (UMP). Il suggère notamment de plafonner les charges déductibles, pour créer « une sorte d’impôt sur les sociétés minimum ».

Selon le quotidien économique, l’Elysée s’interroge sur l’opportunité de maintenir le régime de bénéfice mondial consolidé (BMC), tout en mettant en garde contre l’interprétation de ces données.

Sur agrément du ministère, le BMC permet à quelques sociétés du CAC40, dont Total, de ne payer aucun IS en France, en prenant en compte les impôts déjà acquittés par ses filiales à l’étranger.


La crise financière grecque

Écrit par – 25 juin 2011

Depuis  plusieurs mois, les marchés  s’inquiètent de la situation  des finances publiques en Grèce qui traverse la pire crise budgétaire de son histoire,et qui pourrait contaminer l’ensemble de la zone Euro.

Les marchés avaient déjà été paniqués par la cessation de paiement de Dubai qui, très affecté par la crise, avait tout bonnement annoncé ne pas pouvoir régler ses créanciers avant plusieurs mois. L’émirat avait alors été sauvé in extrémis par son voisin Abou Dhabi qui avait injecté 10 milliards de Dollars.

Dès l’annonce par les dirigeants Grecs du risque de cessation de paiement, les pays membres de la Zone Euro ont rapidement effectué une déclaration selon laquelle ils s’engagent à apporter leur soutien à la Grèce et un fond de soutien de 750 milliards d’euros fut décidé afin de « calmer » les marchés financiers.

Chronologie synthétique:

22 octobre 2009 : L’agence de notation Fitch Ratings dégrade de « A » à « A- », avec perspective négative, la note financière de la dette de la Grèce.

08 décembre : Fitch passe de A- à BBB+

16 décembre 2009 : L’agence Standard & Poor’s a abaisse la note de la Grèce

09 décembre 2009 : L’impasse financière « menace la souveraineté nationale de la Grèce », pour la première fois depuis le retour de la démocratie en 1974, a affirmé le Premier ministre grec Georges Papandréou.

10 décembre 2009 : Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, appelle le gouvernement grec à prendre des mesures « courageuses » pour réduire son déficit budgétaire et sa dette.

14 décembre 2009 : Le Premier ministre Georges Papandréou annonce un programme de rigueur visant à rétablir les finances publiques grecques.

22 décembre 2009 : Après Fitch et Standard & Poor’s, l’agence de notation Moody’s a abaisse la note de la dette de l’Etat grec de A1 à A2 en raison de la dégradation de la situation financière du pays.

14 janvier 2010 : La Grèce présente les grandes lignes de son plan d’assainissement des finances publiques mais sans parvenir à convaincre les marchés de sa capacité à régler la crise de sa dette.

3 février 2010 : Le conseil des gouverneurs de la BCE « approuve » le plan d’assainissement des finances publiques présenté par Athènes, qui prévoit le retour du déficit public grec dans les limites du Pacte de stabilité européen en 2012.

11 février 2010 : L’UE annonce un plan d’aide à la Grèce, sans donner de détails satisfaisants.

Mai 2011: Les pays membres de l’union décident de la mise en place d’un fond de soutien de 750 milliards d’euros afin d’envoyer un signal fort au marché financier, et pour stabiliser l’union monétaire Européenne.

Quelle est la situation des finances grecques ?

Déficit public prévu à 12,7 % du PIB pour 2009 et 9,4 % du PIB en 2010. Une dette publique de 300 milliards d’euros fin 2009 (113 % du PIB) et attendue à 120 % du PIB en 2010, alors que la limite imposée par l’UE est de 3% du PIB

Pourquoi cette soudaine inquiétude des marchés ?

Il semblerait que l’ancien gouvernement de la Grèce ait falsifié les chiffres… Le gouvernement précédent annonçait un déficit public de 6 % du PIB en 2009. George Papandréou, arrivé à la tête du gouvernement le 4 octobre, dévoile la réalité des chiffres : un déficit de 12,7 % du PIB.

Pourquoi la Grèce et pas les autres pays européens ?

Parce que la Grèce était déjà en grande difficulté bien avant la crise, et avait d’ailleurs obtenu en 2001 son admission dans la Zone Euro en 2001 grâce à des comptes falsifiés. Par ailleurs, l’économie souterraine prend des proportions de véritable fléau en Grèce, et est estimée à environ 20% du PIB, réduisant ainsi considérablement les recettes fiscales. Enfin, c’est un pays qui exporte très peu, et qui affiche donc structurellement un déficit du commerce extérieur.

Quel est le pire des scénarios ?

Le pire des scénarios est évidemment la cessation de paiement, autrement dit la faillite. C’est ce qui s’est passé en Argentine en 2001, et le pays n’a toujours pas finit de remonter la pente… Mais toutes les voix sont unanimes et excluent cette possibilité : La Grèce fait en effet partie de la Zone Euro, et sa faillite entrainerait l’ensemble de l’union monétaire dans sa chute. C’est donc inenvisageable, ce qui veut plus ou moins dire qu’en dernier recours, les partenaires de la Grèce seront bien obligés de lui porter concrètement secours…

Que fait la Grèce pour remédier à cette situation ?

La Grèce a mis en place un plan d’austérité et de réduction drastique des dépenses publiques  : Réduction de 10% des dépenses de l’Etat, ainsi que des primes du secteur public et des dépenses de santé, recul de l’age des retraites, suppression des bonus dans le secteur bancaire public, arrêt des embauches dans le secteur public…etc

Que peut faire l’Union Européenne ?

A part rassurer les marchés en affirmant son soutien, l’UE ne peut malheureusement (en théorie) pas faire grand chose… Les traités européens excluent le sauvetage d’un pays membre de la Zone Euro, et la BCE ne peut pas accorder de prêts aux Etats mais les interdictions stipulées par les traités européens sont facilement contournables, et en dernier recours, l’UE sera donc obligée d’aider la Grèce.

Le FMI peut-il intervenir ?

En principe, le FMI pourrait apporter un soutien financier à la Grèce. Mais dans la pratique, le Fonds monétaire international se contentera de déléguer des experts auprès de la Commission Européenne et de la BCE. La raison de cette non implication est très simple : Si le FMI apportait une aide directe à la Grèce, cela enverrait un signal alarmant aux marchés, le FMI ayant plutôt l’habitude de venir au secours de pays du ’’tiers monde’’. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle plusieurs officiels européens multiplient les déclarations excluant catégoriquement toute intervention du FMI.

Comment la situation en Grèce peut faire chuter l’Euro face au dollar?

Parce que les opérateurs craignent que les difficultés de la Grèce se propagent au sein de la Zone Euro. Plusieurs autres pays membres se débattent eux aussi avec des déficits budgétaires énormes, et les investisseurs estiment qu’il y a un risque de défaillance de la Zone Euro dans son ensemble. Personne ne veut donc acheter d’Euros, et les investisseurs se reportent volontiers sur le Dollar, particulièrement plébiscité en cette période d’incertitude sur la reprise mondiale, en raison de son statut de valeur refuge.

Quel Impact sur la population Grecque ?

Les réductions de dépenses inéluctables décidés par Papandréou, ont un impact social extrêmement problématique sur la population qui ne comprend pas pourquoi elle doit faire les frais d’une mauvaise gestion des précédents dirigeants. LA cure d’austérité imposée provoque de violentes tensions sociales qui risquent de se traduire politiquement par la montée des extrêmes populistes. L’ironie de la situation, c’est que les anciens dirigeants Grecs avaient falsifié les déficits pour pouvoir entrer dans l’Europe, en pensant probablement que cela améliorerait la situation économique de leur pays, mais dans les faits les disparités économiques  trop importante qui existe entre la Grèce et les autres pays industrialisé en Europe, sont très difficiles à surmonter, et il est très complexe d’envisager une unité monétaire stable.


Injustice face à l’impôt sur les sociétés

Écrit par – 7 avril 2011

Officiellement, le taux d’imposition des grosses sociétés en France est de 33%, contre 12,5% en Irlande, mais de nombreuses entreprises échappent au moins partiellement à cet impôt grâce à des niches fiscales.

Selon un récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, les grandes entreprises du CAC 40, officiellement assujetties à ce taux d’IS de 33%, ne seraient en fait taxées qu’à hauteur de 8% en moyenne, contre 22% pour les PME.  Le taux réel d’imposition sur les sociétés en France « est inférieur à celui de l’Irlande, à 8,2% », assure Lucinda Creighton, ministre irlandaise des Affaires européennes, dans cet entretien.

Une fois encore la France qui se permet de donner des leçons à ses voisins européens n’est même pas capable de faire respecter ses propres règles fiscales sur son territoire. Ce problème, certes difficile à appréhender, aggrave encore l’écart entre les grands groupes et les PME de notre pays, qui n’ont pas les moyens et les réseaux pour échapper à la fiscalité Française de plus en plus lourde.

Avec la crise des dettes souveraines, les états vont inéluctablement avoir  besoin de recettes fiscales pour financer leur fonctionnement, et il a fort à parier que ce sera encore les PME et les classes moyennes qui mettront la main au portefeuille.


Acheter de l’or

Écrit par – 12 juillet 2010

Canadian maple

Canadian maple

Le prix de l’or ne cesse d’augmenter depuis une dizaine d’années, et cette hausse va sûrement perdurer.

Actuellement, la demande annuelle mondiale en or est de 3500 tonnes, pour une production de 2000 tonnes, ce qui explique la montée des tarifs. L’or ne semble donc pas touché par la baisse des cours, ce qui en fait une bonne solution d’investissement. L’or a toujours été une valeur refuge.

Comment acheter de l’or?

Vous pouvez acheter de l’or physique, sous forme de lingot ou de pièce. Le lingot est plus facilement trouvable en France; cependant, on peut commander les deux sur Internet, de nombreux sites sont spécialisés dans la vente d’or. On peut également trouver des pièces chez des collectionneurs
Les deux pièces les plus courantes sont L’American Eagle et la Canadian Maple.
Elles prennent non seulement la valeur de l’once d’or qui les compose mais également la valeur de la pièce en elle même (c’est ce qu’on appelle une « valeur intrinsèque« ). Exemple: Un American Eagle de 1950 vaut aujourd’hui 3000 dollars alors que la pièce ne fait que 1 once!
Le lingot peut s’acheter sur Internet ou à la Banque de France, échangé au cours du jour.

L’or virtuel existe également, et il n’est fictif que dans le sens où la Banque le garde pour vous. Ceci vous évite donc les frais de transport et d’assurance contrairement à l’or physique.