Les années 2000 ont vu fleurir de nombreux sites qui permettent aux consommateurs de vendre à peu près n’importe quoi sur le web, et bien entendu l’immobilier n’échappe pas à la règle.
Le processus visant à rendre accessible des techniques et des méthodes jusqu’alors réservées aux professionnels pourrait paraitre séduisant s’il ne s’accompagnait pas systématiquement d’une dérive inflationniste. En effet, de manière assez troublante la profession d’agent immobilier a été fortement critiqué depuis les années 2000 alors même que les prix au mètre carré s’envolaient. Comme si la bonne conscience collective voulait trouver un alibi à la cupidité qui caractérise après tout la race humaine.
Avec une étonnante mauvaise fois, le Français moyen qui n’hésite pas, lui, à tirer un profit personnel de la hausse des prix de l’immobilier s’en prend à la profession d’agent immobilier, et l’on entend de ci de là, que les agents immobiliers seraient responsable de la hausse, que c’est à cause d’eux si le marché spécule, qu’ils ont intérêt à ce que les prix flambent puisqu’ils sont payé au pourcentage….Raisonnement simpliste qui ne souffre pas l’analyse.
En effet, peut on raisonnablement supposer que ce sont les agents immobiliers qui contraignent leurs clients à vendre plus cher leurs biens, sachant qu’ils s’exposent à d’avantage de difficultés pour trouver un acheteur, qu’ils ont de plus un devoir de conseil qui les oblige à informer loyalement leurs clients acheteurs de la valeur réelle de marché du bien qu’il présente, et que par dessus tout il engage leur responsabilité juridique dans chacune des transactions, ce qui n’est bien évidemment pas le cas lors d’une transaction entre particuliers.
Aujourd’hui le constat est dramatique, la vulgarisation de la vente immobilière entre particuliers a conduit à une hausse des prix et à une sclérose du marché sans précédent,
et cela malgré une pression acheteuse toujours aussi forte. De nombreux propriétaires qui ont eu la chance d’acheter il y a quelques années se trouvent toutes les excuses du monde pour justifier leur cupidité: « Il faut bien que je rachète quelque chose, comparé aux autres je suis moins cher, il faut que je récupère tous les frais annexes….etc ». Sauf que les primo-accédants ne sont pas plus stupides que les vendeurs actuels et même si quelques affaires se traitent en dehors des prix du marché, au final c’est toujours la logique écono-mathématique qui l’emporte et les propriétaires trop gourmands risquent de le payer très cher dans quelques mois.
En conclusion, il ne faut pas céder aux sirènes du « do it youself » , cette manie typiquement latine qui consiste à tout faire soi même en pensant réaliser des économies, le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle. Combien d’exemples de chantiers de rénovation massacrés par des apprentis bricoleurs, d’accidents domestiques suite à une mauvaise utilisation du matériel, combien de procédures judiciaires interminables suite à un mauvais investissement qui auraient pu être éviter si les clients avaient pris la peine de consulter un professionnel.
Quoi qu’en pense l’opinion publique, l’immobilier est un marché complexe, qui réponds à des cycles économiques précis et qu’il convient d’appréhender avec une extrême prudence au risque d’un plongeon financier très grave….